Arnica

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Arnica : note olfactive en parfumerie — profil, accords associés et parfums qui l’utilisent.

Note de Cœur Aromatique Fleurs

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Les pages senteur d’Affinez présentent une note olfactive précise, décrivent son profil, montrent les accords avec lesquels elle est souvent associée, et listent une sélection de parfums qui l’utilisent.

Cette page présente la note olfactive Arnica, son profil olfactif, les accords qui lui sont fréquemment associés et des exemples de parfums qui utilisent Arnica.

Accords associés à Arnica

Odeur et profil olfactif de Arnica

L'arnica, principalement l'espèce Arnica montana , est une plante herbacée vivace de la famille des Astéracées, la même que le tournesol et la marguerite. Elle se caractérise par ses fleurs jaune vif, semblables à des marguerites, qui s'épanouissent sur des tiges uniques et velues atteignant 20 à 60 cm de hauteur. La plante forme une rosette basale de feuilles ovales et dégage un parfum aromatique distinct. Elle prospère dans les sols pauvres en nutriments, acides et siliceux des prairies de montagne à travers l'Europe, notamment les Alpes, les Pyrénées et les Carpates, généralement à des altitudes comprises entre 600 et 2800 mètres. Sa présence est considérée comme un bio-indicateur de sol acide et peu nutritif. La culture de l'arnica est notoirement difficile, car elle nécessite des conditions de sol et de climat spécifiques et ne tolère pas le calcaire. Par conséquent, une grande partie de l'approvisionnement commercial provient de la cueillette sauvage. Cette pratique, combinée aux changements dans l'utilisation des terres agricoles, a entraîné un déclin important des populations sauvages, faisant de l'arnica une espèce protégée dans de nombreux pays européens, avec une récolte strictement réglementée. En parfumerie, l'absolue d'arnica offre un profil olfactif complexe et nuancé. Elle est décrite comme herbacée, douce et rappelant le thé, avec des facettes sous-jacentes boisées, terreuses et légèrement épicées ou amères. Certains y perçoivent également un caractère poussiéreux et herbacé. Son utilisation est de niche, apportant souvent une touche naturelle, aromatique et légèrement médicinale aux compositions fougères, chyprées et sur le thème du tabac. Historiquement, la renommée de l'arnica provient de son utilisation intensive en médecine traditionnelle et homéopathique, remontant au moins au XIIe siècle où elle fut probablement décrite par Hildegarde de Bingen. Elle est devenue un remède populaire européen au XVIe siècle pour traiter les ecchymoses, les entorses, les douleurs musculaires et l'inflammation. Ses noms communs, tels que « tabac des montagnes » ou « Tabac des Vosges », font référence à la pratique historique de fumer ses feuilles séchées. En raison de la toxicité du composé hélénaline, l'usage interne est aujourd'hui fortement déconseillé, mais elle reste un incontournable des préparations topiques.

Origine géographique

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Extraction par solvants (Absolue)

La matière aromatique utilisée en parfumerie est l'absolue d'arnica, obtenue par extraction aux solvants volatils des capitules floraux séchés d' Arnica montana . Une huile essentielle peut également être produite par distillation à la vapeur, mais elle est moins courante dans l'industrie de la parfumerie. La saison de récolte des fleurs s'étend de la fin du printemps à la fin de l'été, généralement entre mai et août, lorsque la plante est en pleine floraison. Le principal défi de sa production est d'ordre écologique et lié à l'approvisionnement. L'arnica est une espèce protégée dans de nombreuses régions d'Europe en raison de sa rareté, exacerbée par la surexploitation et la perte d'habitat due aux changements des pratiques agricoles. Par conséquent, la cueillette sauvage est strictement réglementée, avec des quotas et des périodes de collecte limitées dans des régions comme les Vosges en France. Des efforts de culture existent mais sont difficiles, ne parvenant pas à répondre à la forte demande de 50 tonnes par an rien qu'en Europe. Cette rareté et le processus de récolte manuelle à forte intensité de main-d'œuvre font de l'absolue d'arnica une matière première précieuse et coûteuse.

Dates clés

  1. 12e siècle

    Première Mention Écrite Possible

    L'abbesse et guérisseuse Hildegarde de Bingen décrit dans son livre 'Physica' une plante que l'on pense largement être l'arnica, marquant sa première apparition probable dans les textes médicinaux.

  2. 16e siècle

    Adoption comme Remède Populaire

    L'arnica devient un remède populaire largement utilisé dans les régions montagneuses d'Allemagne et d'Autriche pour traiter les traumatismes contondants, les ecchymoses et l'inflammation.

  3. 1805

    Intégration Homéopathique

    Samuel Hahnemann, le fondateur de l'homéopathie, publie ses découvertes sur des préparations hautement diluées d'arnica, consolidant son rôle de remède homéopathique majeur.

  4. 1981

    Statut de Protection

    En raison de la cueillette sauvage intensive et du déclin de son habitat, l'Arnica montana est inscrite comme espèce protégée par la Convention de Washington sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES).

  5. 1986

    Reconnaissance Officielle par la Commission E Allemande

    La Commission E allemande, le conseil scientifique consultatif pour la phytothérapie, approuve officiellement l'usage externe de l'arnica pour le traitement des blessures, des rhumatismes et des inflammations.

Le saviez-vous ?

  1. Anecdote n°1

    L'arnica est communément appelée « tabac des montagnes » car ses feuilles séchées étaient historiquement fumées ou utilisées comme tabac à priser.

  2. Anecdote n°2

    Son nom botanique pourrait dériver du grec « ptarmica », signifiant « qui fait éternuer », une référence à l'effet de son pollen et de ses fleurs séchées.

  3. Anecdote n°3

    Au Moyen Âge, les bergers auraient découvert ses vertus curatives en observant les moutons blessés chercher et manger instinctivement la plante.

  4. Anecdote n°4

    Le célèbre écrivain allemand Johann Wolfgang von Goethe aurait bu du thé d'arnica pour traiter ses douleurs thoraciques et son angine de poitrine.

  5. Anecdote n°5

    La plante est aussi connue sous les noms de « herbe aux loups » ou « herbe aux léopards », des noms qu'elle partage avec la plante très toxique Aconitum, ce qui prête parfois à confusion.

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