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Les pages senteur d’Affinez présentent une note olfactive précise, décrivent son profil, montrent les accords avec lesquels elle est souvent associée, et listent une sélection de parfums qui l’utilisent.
Cette page présente la note olfactive Belladone, son profil olfactif, les accords qui lui sont fréquemment associés et des exemples de parfums qui utilisent Belladone.
Accords associés à Belladone
Odeur et profil olfactif de Belladone
La belladone, ou Atropa belladonna, est une plante herbacée vivace de la famille des Solanacées, originaire d'Europe, d'Afrique du Nord et d'Asie occidentale. Connue sous le nom de "Morelle furieuse", toutes les parties de la plante sont extrêmement toxiques en raison de la présence d'alcaloïdes tropaniques comme l'atropine, la scopolamine et l'hyoscyamine. Pour cette raison, l'extrait naturel de belladone n'est pas utilisé en parfumerie. La note de belladone en parfumerie est une note "fantaisie" ou synthétique, créée pour évoquer un sentiment de mystère, de danger et de sombre séduction. Le profil olfactif n'est pas dérivé de la plante elle-même, dont les feuilles froissées dégagent une odeur fétide, mais est plutôt une interprétation artistique. Ce parfum reconstitué est souvent décrit comme un floral sombre et enivrant avec des facettes fruitées et poudrées. Les parfumeurs associent fréquemment des notes de baies noires comme le cassis à des fleurs blanches opulentes telles que le jasmin, la tubéreuse et le narcisse, sur un fond sensuel de patchouli, de vanille ou de musc pour créer l'accord belladone. Historiquement, l'Atropa belladonna a une histoire riche et sombre. Son nom vient de l'italien "bella donna" (belle femme), en référence à la pratique de la Renaissance où les femmes utilisaient son jus en collyre pour dilater leurs pupilles, un regard jugé séduisant. Elle fut aussi notoirement utilisée comme poison à travers l'histoire ; Agrippine la Jeune l'aurait employée pour empoisonner l'empereur Claude. Dans le folklore, c'était un ingrédient clé des "onguents de vol" utilisés par les sorcières, supposés induire des états hallucinatoires. Aujourd'hui, bien que son usage en parfumerie soit purement symbolique, la plante est cultivée pour l'industrie pharmaceutique afin d'en extraire ses alcaloïdes pour des applications médicales, notamment en ophtalmologie et comme antidote.
Origine géographique
Accord Synthétique
La belladone n'est pas traitée pour une utilisation dans l'industrie de la parfumerie en raison de la haute toxicité de toutes ses parties, qui contiennent de dangereux alcaloïdes tropaniques comme l'atropine et la scopolamine. Par conséquent, il n'existe aucune méthode d'extraction commerciale telle que la distillation ou l'extraction par solvant pour produire une huile essentielle ou un absolu de belladone naturel. La note "belladone" que l'on trouve dans les parfums est un accord créatif et synthétique. Les parfumeurs construisent cette note "fantaisie" en combinant d'autres ingrédients naturels et synthétiques pour créer une illusion olfactive qui suggère le caractère sombre, mystérieux et mythique de la plante. Cependant, la plante est cultivée pour l'industrie pharmaceutique. À des fins médicales, les feuilles, les sommités fleuries et les racines sont récoltées et séchées. Les alcaloïdes actifs sont ensuite extraits par des procédés chimiques pour être purifiés en vue d'une utilisation à des doses médicinales contrôlées. Des pays comme l'Inde, le Royaume-Uni, l'Allemagne et les États-Unis cultivent l'Atropa belladonna pour ces applications pharmaceutiques, et non pour la parfumerie. Il n'y a pas de problèmes écologiques ou de RSE significatifs liés à son extraction inexistante pour les parfums, mais sa culture pharmaceutique suit des pratiques agricoles standard.
Dates clés
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Ingrédient des Onguents de Sorcières
Au Moyen Âge, la belladone était un ingrédient principal des soi-disant 'onguents de vol' utilisés dans les rituels de sorcellerie, supposés provoquer des effets psychoactifs et des hallucinations de vol.
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Usage Cosmétique dans l'Antiquité
Cléopâtre aurait utilisé des extraits d'une plante de la même famille (Solanacées) pour dilater ses pupilles. Cette pratique est devenue célèbre pendant la Renaissance italienne, donnant à la plante son nom de 'belladone'.
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Utilisation comme Poison à Rome
La plante était réputée comme un poison puissant dans la Rome antique. La rumeur dit qu'elle fut utilisée par Livie pour tuer son mari l'empereur Auguste et par Agrippine la Jeune pour empoisonner l'empereur Claude.
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Classification Botanique
Carl von Linné a formellement classifié la plante, lui donnant le nom d'Atropa belladonna. Il a choisi 'Atropa' d'après Atropos, la Moire grecque qui coupe le fil de la vie, en référence à sa toxicité mortelle.
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Isolement de l'Atropine et Usage Médical
L'alcaloïde atropine est isolé pour la première fois de la plante. Les ophtalmologues allemands commencent à utiliser des préparations à base de belladone pour les examens des yeux, une pratique qui perdure dans la médecine moderne.
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Émergence comme Note de Parfum 'Fantaisie' Moderne
Le parfum 'Freak' d'Illamasqua a mis en avant une note de belladone, contribuant à populariser son utilisation en tant que note conceptuelle et fantaisie dans la parfumerie moderne pour évoquer le mystère et le danger.
Le saviez-vous ?
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Le nom 'belladone' vient de l'italien 'bella donna', signifiant 'belle dame', en raison de son usage historique par les femmes pour dilater leurs pupilles afin d'obtenir un regard séduisant.
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Dans la Rome antique, elle était utilisée comme poison ; la rumeur veut qu'Agrippine la Jeune l'ait utilisée pour assassiner l'empereur Claude.
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Le folklore suggère qu'elle était un ingrédient clé des 'onguents de vol' utilisés par les sorcières pour provoquer des hallucinations de vol et d'autres états de transe.
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Le nom de genre, Atropa, dérive d'Atropos, l'une des trois Moires dans la mythologie grecque, celle qui coupait le fil de la vie.
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Malgré l'odeur fétide des feuilles lorsqu'on les froisse, les baies noires et brillantes auraient un goût sucré, ce qui les rend dangereusement trompeuses, surtout pour les enfants.