Bonbon

Bonbon : note olfactive en parfumerie — profil, accords associés et parfums qui l’utilisent.

Note de Cœur Gourmand Accords

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Les pages senteur d’Affinez présentent une note olfactive précise, décrivent son profil, montrent les accords avec lesquels elle est souvent associée, et listent une sélection de parfums qui l’utilisent.

Cette page présente la note olfactive Bonbon, son profil olfactif, les accords qui lui sont fréquemment associés et des exemples de parfums qui utilisent Bonbon.

Accords associés à Bonbon

Odeur et profil olfactif de Bonbon

La note « bonbon » en parfumerie n'est pas dérivée d'une source naturelle unique mais est une création synthétique, un accord « fantaisie » conçu pour évoquer l'odeur douce, réconfortante et souvent nostalgique de la confiserie. Son profil olfactif est sans complexe sucré, caractérisé par des facettes de caramel, de sucre brûlé, de fruits rouges et de vanille. La création de cet accord repose largement sur des molécules aromatiques spécifiques, notamment l'éthyl-maltol, qui confère un arôme distinctif de barbe à papa ou de sucre caramélisé, et la vanilline ou l'éthylvanilline, plus puissante, pour une base crémeuse et douce. L'essor de la note bonbon est intrinsèquement lié à la naissance de la famille des parfums gourmands au début des années 1990. Le moment décisif fut le lancement d'« Angel » de Thierry Mugler en 1992, un parfum révolutionnaire qui osa un surdosage de notes comestibles, en particulier l'éthyl-maltol, équilibré par une base sombre de patchouli. Cette création d'avant-garde, initialement un risque commercial, a ouvert la voie à un nouveau genre de parfumerie qui embrassait des senteurs littérales et comestibles. Avant « Angel », les notes sucrées étaient présentes, comme la vanille dans « Shalimar » de Guerlain (1925), mais jamais avec une intention de confiserie aussi directe. Commercialement, la note bonbon est devenue une tendance dominante dans les années 2000 et 2010, en particulier dans les parfums destinés à un public plus jeune. Son succès repose sur son puissant attrait émotionnel, puisant dans les souvenirs d'enfance, le réconfort et un sentiment d'indulgence ludique. Le lancement de « Bonbon » de Viktor & Rolf en 2014, un parfum explicitement nommé d'après la confiserie, a consolidé sa place dans le lexique grand public. Ce parfum, construit autour d'une note de caramel proéminente, illustre l'attrait commercial des parfums sophistiqués mais directement sucrés. Culturellement, la note bonbon reflète une évolution vers des parfums plus directs et moins abstraits. Elle représente une forme d'évasion olfactive et d'auto-indulgence, offrant une sensation garantie de plaisir et de confort en flacon. Sa prévalence met en évidence un désir des consommateurs pour des senteurs à la fois reconnaissables et émotionnellement résonnantes. Le développement de ces notes se fait dans les laboratoires des grandes sociétés de parfums, sans terroir spécifique, ce qui en fait un profil olfactif mondialisé, plus influencé par les tendances culturelles et l'innovation chimique que par la géographie.

Origine géographique

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Composition / Reconstitution

La note bonbon n'est pas extraite d'une source naturelle mais est créée par composition, un processus méticuleux de mélange de molécules aromatiques synthétiques et parfois d'isolats naturels. Les parfumeurs, agissant comme des architectes olfactifs, choisissent parmi une palette de molécules pour construire l'illusion désirée de confiserie. La pierre angulaire est souvent l'éthyl-maltol, une poudre puissante à l'odeur distincte de barbe à papa et de fraise caramélisée. Celui-ci est mélangé à d'autres matières clés comme la vanilline pour la douceur, des esters fruités pour suggérer des bonbons spécifiques (comme la framboise ou la pêche), et des lactones pour des nuances crémeuses et lactées. Le processus implique des mesures précises et un mélange dans une base d'alcool, souvent avec de multiples essais pour atteindre l'équilibre parfait entre douceur, fruité et chaleur. En tant qu'accord synthétique, il n'y a pas de période de récolte ni de rendement agricole. Les principales considérations écologiques concernent la synthèse chimique des matières premières, qui est généralement un processus industriel contrôlé ayant des impacts environnementaux différents de l'agriculture, tels que la consommation d'énergie et la gestion des déchets.

Dates clés

  1. 1960

    Popularisation de l'Éthyl-Maltol

    La molécule synthétique d'éthyl-maltol, avec sa puissante odeur de barbe à papa et de caramel, devient commercialement disponible et commence à être utilisée par les aromaticiens, puis par les parfumeurs. Elle est nettement plus puissante que le maltol d'origine naturelle.

  2. 1992

    Thierry Mugler Lance « Angel »

    Le parfumeur Olivier Cresp, sous la direction de Thierry Mugler, crée « Angel ». Le parfum contient une dose massive et inédite d'éthyl-maltol, créant un effet de praline et de chocolat-caramel sur un fond de patchouli. Il établit la catégorie gourmande dans la parfumerie moderne.

  3. 2010

    L'Explosion Gourmande

    Suite au succès de pionniers comme Angel et d'autres parfums ultérieurs, les années 2010 voient une prolifération massive de senteurs gourmandes. Les notes de bonbon, de gâteau et de sucre deviennent des incontournables du marché, de nombreuses marques lançant leurs propres interprétations, comme « Candy » de Prada (2011) et « La Vie Est Belle » de Lancôme (2012).

  4. March 2014

    Viktor & Rolf Lancent « Bonbon »

    La maison de couture Viktor & Rolf sort « Bonbon », un parfum explicitement centré sur une note de caramel, créé par les parfumeurs Cécile Matton et Serge Majoullier. Le parfum consolide le thème du « bonbon » comme un concept luxueux et désirable dans la parfumerie grand public.

Le saviez-vous ?

  1. Anecdote n°1

    La famille des parfums gourmands est officiellement née avec le lancement d'Angel de Thierry Mugler en 1992, qui contenait une surdose inédite de notes comestibles.

  2. Anecdote n°2

    L'éthyl-maltol, un composant clé des notes de bonbon, a une odeur 4 à 6 fois plus puissante que son cousin d'origine naturelle, le maltol.

  3. Anecdote n°3

    Le parfum « Bonbon » de Viktor & Rolf est présenté dans un flacon en forme de bonbon emballé, une représentation visuelle directe de son thème olfactif.

  4. Anecdote n°4

    Les senteurs gourmandes sont souvent décrites comme « régressives » car leurs odeurs sucrées et familières peuvent puissamment évoquer des souvenirs d'enfance et des sentiments de réconfort.

  5. Anecdote n°5

    La création d'un accord bonbon est considérée comme la création d'une « note fantaisie », car elle ne reproduit pas un ingrédient naturel unique mais plutôt une idée ou une sensation.

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