À comparer
Suggestions calculées à partir des accords renseignés. Une proximité de profil ne signifie pas que les matières ont la même odeur ou la même origine.
En bref
Le sceau de Salomon désigne différentes espèces du genre Polygonatum, plantes de sous-bois de la famille des Asparagacées, proches du muguet par leur élégance et leur port arqué.
Accords
Poids relatifs sur 100. L’accord le plus présent sert de référence.
Profil
Le sceau de Salomon désigne différentes espèces du genre Polygonatum, plantes de sous-bois de la famille des Asparagacées, proches du muguet par leur élégance et leur port arqué. Le nom vient des marques laissées sur les rhizomes, que l'on a comparées à un sceau. On rencontre ces plantes dans les régions tempérées d'Europe, d'Asie et d'Amérique du Nord, avec une forte diversité en Asie orientale. En parfumerie, le sceau de Salomon est une fleur dite muette. Il n'existe pas de matière première classique issue de cette plante, et la note relève surtout d'une reconstitution inspirée des espèces les plus légèrement odorantes, comme Polygonatum odoratum. L'accord cherche généralement un floral blanc propre, vert, un peu poudré, avec un fond humide et racinaire qui rappelle le sous-bois. L'intérêt de la note tient à cette discrétion raffinée, moins éclatante qu'un muguet mais plus ombrée et plus terreuse. La plante possède une très longue histoire médicinale, aussi bien en Europe qu'en Médecine Traditionnelle Chinoise, où ses rhizomes ont été employés comme tonique ou remède réparateur. Son importance culturelle dépasse donc largement le seul parfum. Dans les jardins, elle est appréciée pour sa silhouette calme et sa capacité à habiter l'ombre. Cette combinaison d'usage thérapeutique, de symbolisme ancien et de délicatesse végétale explique pourquoi elle continue d'intéresser la parfumerie comme note d'atmosphère.
Savoir-faire
Il n'existe aucune extraction commerciale du Sceau de Salomon par distillation à la vapeur ou par solvants pour produire une huile essentielle ou un absolu destiné à l'industrie de la parfumerie. Le parfum délicat de la plante est considéré comme trop faible et le rendement trop bas pour un traitement industriel viable. Par conséquent, l'odeur du Sceau de Salomon en parfumerie est exclusivement une reconstitution, un accord construit par un parfumeur à l'aide d'une palette d'autres ingrédients naturels et synthétiques pour évoquer son arôme vert et de type muguet. La seule forme d'extraction couramment associée à la plante est à des fins médicinales, généralement par le biais de teintures ou d'huiles infusées. Pour une huile infusée, les rhizomes sont récoltés en automne, nettoyés, tranchés et macérés dans une huile de support comme l'huile d'olive ou de carthame. Le mélange est laissé à infuser pendant plusieurs semaines, parfois avec une chaleur douce, pour permettre aux propriétés de la plante de se transférer à l'huile. Ce produit résultant est utilisé en application topique pour les affections articulaires et musculaires et n'est pas un concentré de parfum.
Repères
Le médecin grec Dioscoride, dans son ouvrage « De Materia Medica », décrit la racine du Sceau de Salomon comme étant efficace pour cicatriser les plaies fraîches et les contusions.
Le rhizome, connu sous le nom de Yù Zhú, s'établit dans l'herboristerie chinoise comme un tonique yin clé pour nourrir les poumons et l'estomac.
L'influent herboriste anglais John Gerard fait l'éloge du Sceau de Salomon dans son 'Herball', affirmant qu'il a la capacité de « ressouder » les os cassés et de guérir les blessures.
Carl von Linné, le père de la taxonomie moderne, classifie formellement le genre sous le nom de Polygonatum dans son ouvrage 'Species Plantarum'.
La Perennial Plant Association nomme Polygonatum odoratum var. pluriflorum 'Variegatum' sa 'Plante Vivace de l'Année', soulignant sa grande valeur en tant que plante de jardin ornementale.
Curiosités
Le nom de genre Polygonatum vient du grec signifiant « plusieurs genoux », en référence aux multiples articulations du rhizome.
En Médecine Traditionnelle Chinoise, il est connu sous le nom de Yù Zhú (玉竹), ce qui se traduit par « Bambou de Jade ».
L'herboriste du XVIe siècle John Gerard affirmait que la racine, pilée et appliquée, pouvait faire disparaître n'importe quelle ecchymose « en une nuit ou deux tout au plus ».
Selon le folklore, le roi Salomon lui-même aurait apposé son sceau sur la plante en reconnaissance de sa grande valeur.
En Turquie, les jeunes pousses de certaines espèces sont traditionnellement bouillies et consommées de la même manière que les asperges.