Parmi les notes principales
- épicé
- fruité
- aromatique
Notes signatures d’Eau Parfumée au Thé Rouge : poivre rose, figue, musc, noix, thé rouge
En bref
Le rooibos, Aspalathus linearis, est une plante sud-africaine consommée en infusion, distincte du théier Camellia sinensis.
Accords
Les barres indiquent le poids relatif de chaque accord, rapporté au plus présent.
Parfums
9 parfums mettent le thé rouge en scène.
Profil
Le rooibos, Aspalathus linearis, est une plante sud-africaine consommée en infusion, distincte du théier Camellia sinensis. Souvent appelé « thé rouge » en français, il ne doit pas être confondu avec les thés rouges de la terminologie chinoise, qui correspondent à ce que l’on appelle généralement thé noir en France. Son évocation olfactive peut être douce, boisée, miellée et légèrement terreuse, avec des nuances de foin ou de feuille sèche. Ce registre apporte une impression d’infusion chaude aux compositions boisées, épicées ou gourmandes. Il décrit une sensation parfumée et ne permet pas de déduire un effet apaisant sur la santé. Le mot « thé rouge » reste donc ambigu dans une pyramide. L’Eau Parfumée au Thé Rouge de Bvlgari associe dans sa présentation le rooibos sud-africain et le thé du Yunnan chinois. Une telle mention ne désigne pas nécessairement une seule plante ou un extrait de rooibos pur.
Affinités
Ces matières apparaissent souvent en association avec le thé rouge dans les compositions.
Utilisation
Savoir-faire
La fabrication de l’infusion et celle d’un ingrédient de parfumerie sont deux opérations distinctes. Le rooibos rouge doit sa couleur et une partie de son arôme à une oxydation, couramment appelée « fermentation » dans cette filière, suivie du séchage. Cela ne renseigne pas sur l’obtention d’un éventuel extrait parfumant. Une note rooibos peut être évoquée en formule ou associée à un extrait identifié par son fournisseur. Sans documentation propre à cette matière, l’extraction au CO2 ou aux solvants ne peut pas être présentée comme un procédé universel, et aucun rendement parfumant standard ne peut être avancé.
Repères
Le botaniste suédois Carl Thunberg observe la population locale cueillir et utiliser le Rooibos, documentant la plante pour la science européenne. Les colons néerlandais du Cap commencent à en boire comme une alternative moins chère au thé noir.
Le peuple autochtone Khoisan des montagnes du Cederberg en Afrique du Sud est le premier à récolter les feuilles sauvages d'Aspalathus linearis, les utilisant pour créer des remèdes à base de plantes et une boisson rafraîchissante.
Au début du XXe siècle, Benjamin Ginsberg joue un rôle important dans la commercialisation du rooibos, qu'il présente comme une alternative locale au thé importé. Les procédés d'oxydation qui donnent au rooibos rouge son profil typique relèvent d'usages déjà ancrés dans la tradition de transformation.
Le Dr Le Fras Nortier, un médecin local et botaniste amateur, expérimente la culture du Rooibos. Il découvre le secret de la germination des graines de la plante, ouvrant la voie à une agriculture commerciale à grande échelle.
Bvlgari propose une interprétation du thé rouge associant le rooibos sud-africain et le thé du Yunnan chinois. Le nom du parfum rapproche ainsi deux matières botaniquement différentes.
L'Union européenne enregistre « Rooibos/Red Bush » comme appellation d'origine protégée. Cette protection couvre l'aire géographique définie en Afrique du Sud, centrée sur le Cap-Occidental et une partie du Cap-Nord.
Origines
Curiosités
Le Rooibos est naturellement sans caféine et faible en tanins.
La plante pousse en relation symbiotique avec des micro-organismes locaux dans le sol.
Les tentatives de culture hors de son terroir sud-africain n'ont pas installé de filière reconnue comme équivalente à celle de son aire d'origine, dont les conditions de sol et de climat restent déterminantes pour le rooibos commercial.
Le Rooibos a été le premier produit alimentaire africain à recevoir le statut d'Appellation d'Origine Protégée (AOP) dans l'UE.