Parmi les notes principales
- fruité
- boisé
- épicé chaud
Notes signatures de Tuscan Leather : encens oliban, framboise, safran, daim, cuir
En bref
L'encens oliban, ou frankincense, est la résine issue de plusieurs arbres du genre Boswellia qui poussent dans les zones arides d'Arabie, de la Corne de l'Afrique et de certaines régions de l'Inde.
Accords
Les barres indiquent le poids relatif de chaque accord, rapporté au plus présent.
Parfums
368 parfums mettent l'encens oliban en scène.
Profil
L'encens oliban, ou frankincense, est la résine issue de plusieurs arbres du genre Boswellia qui poussent dans les zones arides d'Arabie, de la Corne de l'Afrique et de certaines régions de l'Inde. On le récolte en incisant l'écorce pour faire perler une sève claire qui sèche ensuite en petites larmes dures. Cette matière accompagne l'histoire du parfum depuis des millénaires, au point d'être indissociable des premiers usages rituels, médicinaux et cérémoniels des substances odorantes. Son odeur est résineuse, boisée, balsamique, avec des facettes poivrées, citronnées ou légèrement pinées selon l'espèce et la qualité de la récolte. L'oliban possède surtout une capacité rare à paraître à la fois profond et lumineux. En parfumerie, il sert à donner de l'élévation, de la tenue et une impression spirituelle très nette, que l'on travaille aussi bien dans des bois secs que dans des compositions ambrées ou méditatives. Son importance historique est immense, de la route de l'encens aux usages funéraires et religieux des civilisations antiques, jusqu'aux grands textes sacrés qui l'ont consacré comme matière noble. Cette ancienneté n'empêche pas sa modernité: l'oliban reste aujourd'hui l'une des meilleures résines pour structurer un parfum sans l'alourdir. Sa fragilité écologique actuelle rappelle d'ailleurs qu'il s'agit d'une ressource précieuse, pas d'une note interchangeable.
Affinités
Ces matières apparaissent souvent en association avec l'encens oliban dans les compositions.
Utilisation
Savoir-faire
L'oliban est une gomme-résine de Boswellia, recueillie sur les arbres puis préparée pour la transformation. Sa distillation produit une huile essentielle, tandis que l'extraction au solvant donne notamment des résinoïdes, également proposés pour la parfumerie. Ces matières ne reproduisent pas exactement l'odeur de la résine brûlée: la combustion crée un profil fumé distinct. L'espèce de Boswellia, la qualité de la résine et le procédé influencent le résultat. La durabilité dépend notamment du rythme des incisions et de la gestion des peuplements.
Repères
Le commerce de l'encens est actif sur la péninsule arabique depuis plus de 5 000 ans, utilisé par les civilisations anciennes comme les Sumériens et les Égyptiens dans les rites religieux, les parfums et pour l'embaumement.
Des fresques à Thèbes décrivent le voyage d'une flotte envoyée par la reine Hatchepsout au pays de Pount (actuelle Corne de l'Afrique) pour acquérir des arbres à encens et à myrrhe.
La Route de l'Encens prospère, reliant le sud de l'Arabie au monde méditerranéen. Les cités nabatéennes comme Pétra deviennent des plaques tournantes majeures pour le commerce de l'oliban, de la myrrhe et des épices.
Le médecin persan Avicenne écrit sur les propriétés curatives de l'encens, documentant son utilisation pour traiter les blessures, l'inflammation et les problèmes gastro-intestinaux dans la médecine médiévale.
L'UNESCO désigne la « Terre de l'encens » dans la région du Dhofar à Oman comme site du patrimoine mondial, reconnaissant l'importance historique des arbres à encens et de l'ancienne route commerciale.
Des études scientifiques et des rapports soulignent le déclin spectaculaire des populations de Boswellia en raison de la surexploitation et de la perte d'habitat, tirant la sonnette d'alarme sur l'avenir de l'encens.
L'encens est mentionné dans le Nouveau Testament comme l'un des trois cadeaux apportés par les Rois Mages à l'enfant Jésus, témoignant de sa valeur immense et de son importance spirituelle.
Origines
Curiosités
Le mot « frankincense » vient du vieux français « franc encens », signifiant « encens de haute qualité ».
Les anciens Égyptiens utilisaient l'oliban dans le processus d'embaumement pour la momification.
Dans de nombreuses religions, on croyait que la fumée de l'encens en combustion portait les prières vers le ciel.
L'historien grec Hérodote affirmait que des serpents ailés gardaient les arbres à encens en Arabie.
Certaines espèces de résine d'oliban, comme le Boswellia frereana, sont mâchées comme une gomme dans les cultures locales.