Parmi les notes principales
- floral
- frais
- aldéhydé
Notes signatures de No. 5 Eau de Parfum : aldéhydes, bois de santal, ylang-ylang, rose, jasmin
En bref
La rose reste la grande référence florale de la parfumerie, au point d'être souvent appelée la « reine des fleurs ».
Accords
Les barres indiquent le poids relatif de chaque accord, rapporté au plus présent.
Parfums
2460 parfums mettent la rose en scène.
Profil
La rose reste la grande référence florale de la parfumerie, au point d'être souvent appelée la « reine des fleurs ». Parmi les espèces les plus importantes, la Rosa damascena et la Rosa centifolia occupent une place centrale. La première, liée notamment à la Bulgarie et à la Turquie, offre un parfum plus profond et épicé, tandis que la rose de Mai cultivée à Grasse se montre plus douce, plus miellée et plus veloutée. Cette dualité suffit déjà à montrer que la rose n'est pas une note simple, mais une famille de nuances extrêmement riche. Son parfum peut être tour à tour fruité, épicé, vert, citronné, miellé ou presque poudré selon l'origine, la variété et la méthode d'extraction. C'est justement cette complexité qui explique son statut unique: la rose peut être romantique, solennelle, sensuelle, fraîche ou sombre sans perdre son identité. Elle s'intègre à d'innombrables styles de parfums, du soliflore le plus classique aux structures modernes les plus abstraites. Très peu de fleurs offrent à la fois autant de reconnaissance immédiate et autant de possibilités d'interprétation. La rose accompagne l'histoire des parfums depuis l'Antiquité, des rites antiques à l'eau de rose perfectionnée dans le monde persan, puis aux grandes cultures de Bulgarie, de Turquie et de Grasse. Son poids symbolique, lié à l'amour, à la beauté et à la passion, n'a jamais cessé de nourrir son prestige. Si elle reste si centrale aujourd'hui, ce n'est pas seulement par tradition: c'est parce qu'elle continue de proposer une matière vivante, nuancée et inépuisable pour les parfumeurs.
Affinités
Ces matières apparaissent souvent en association avec la rose dans les compositions.
Utilisation
Savoir-faire
La rose est obtenue principalement sous deux formes en parfumerie: l'huile essentielle par distillation à la vapeur, et l'absolue par extraction au solvant. L'absolue retient un spectre plus large de composés odorants et donne une rose plus dense, plus miellée et plus charnue, tandis que l'essence distillée met davantage en avant l'éclat frais et citronné de certains constituants. Dans les deux cas, les fleurs sont cueillies à la main très tôt le matin, quand leur teneur aromatique est la plus élevée, puis traitées rapidement. Le rendement reste très faible, ce qui explique le prix élevé des extraits naturels de rose. En formule, ces matières sont souvent soutenues par des molécules de synthèse pour accentuer l'effet pétale, rosée, fruité ou épicé selon le style recherché. La différence entre essence et absolue explique d'ailleurs une grande part des nuances de rose que l'on perçoit d'un parfum à l'autre. Il existe aussi des extraits élaborés à partir d'autres fractions de la production. Avec Rose Essential, IFF-LMR valorise notamment les composés odorants restant dans l'eau de rose après distillation et combine plusieurs fractions physiques. Cette qualité ne doit être confondue ni avec le simple hydrolat, ni avec une absolue obtenue au solvant.
Repères
On pense que la première culture délibérée de roses a eu lieu en Chine vers 3000 av. J.-C. Les civilisations anciennes comme les Sumériens cultivaient également des roses dès 2500 av. J.-C.
Au tournant des Xe et XIe siècles, les savants du monde persan perfectionnent la distillation de l'eau de rose. Avicenne est souvent cité pour avoir contribué à raffiner ces procédés, plutôt que pour en être l'inventeur unique.
La rose de Damas circule en Europe médiévale par plusieurs voies. La tradition attribue souvent aux croisés, et notamment à Robert de Brie, un rôle dans sa rediffusion occidentale, mais ce récit ne constitue pas à lui seul une origine certaine.
La culture des roses de Damas pour la production d'huile commence dans la région de Kazanlak en Bulgarie, établissant ce qui deviendra la célèbre « Vallée des roses ».
Le lancement de « Paris » d'Yves Saint Laurent, un parfum composé en hommage à la ville, présente un accord de rose dominant et iconique, consolidant le rôle central de la fleur dans la parfumerie moderne.
La Commission européenne approuve l'huile de rose bulgare (« Bulgarsko rozovo maslo ») en tant que nouvelle Indication Géographique Protégée (IGP), reconnaissant ses qualités uniques et son lien avec la région géographique spécifique.
Cléopâtre est régulièrement associée, dans la tradition littéraire antique et postérieure, à des usages somptueux de la rose dans la séduction et la mise en scène du pouvoir. Ces récits ont beaucoup compté dans l'imaginaire de la rose, même si leur précision matérielle reste difficile à établir.
Origines
Curiosités
Il faut environ 4 à 5 tonnes de pétales de rose pour produire seulement 1 kilogramme d'huile essentielle de rose (essence de rose).
Dans la Rome antique, les roses étaient un symbole de luxe et d'excès; les salles de banquet étaient souvent tapissées de pétales de rose.
Le terme « rosaire » dans le catholicisme dérive du latin « rosarium », qui signifie « roseraie » ou « guirlande de roses ».
La « Vallée des roses » en Bulgarie est aussi connue comme la « Vallée des rois thraces » en raison de la forte concentration de tombes thraces anciennes qui y ont été découvertes.
Le récit de la rencontre entre Cléopâtre et Marc Antoine a nourri une longue tradition littéraire où l'arrivée de la reine est annoncée par un nuage parfumé de rose; c'est devenu l'une des grandes images légendaires de la rose antique.