À propos des pages senteur
Les pages senteur d’Affinez présentent une note olfactive précise, décrivent son profil, montrent les accords avec lesquels elle est souvent associée, et listent une sélection de parfums qui l’utilisent.
Cette page présente le benjoin en parfumerie, son profil olfactif, les accords qui lui sont fréquemment associés et des exemples de parfums qui utilisent le benjoin.
En bref
Découvrir le benjoin
Le benjoin est une résine balsamique issue de plusieurs arbres du genre Styrax, principalement en Asie du Sud-Est.
Accords
Accords associés au benjoin
Profil
Odeur et profil olfactif du benjoin
Le benjoin est une résine balsamique issue de plusieurs arbres du genre Styrax, principalement en Asie du Sud-Est. En pratique, le commerce distingue surtout le benjoin de Siam, provenant du Laos, de la Thaïlande ou du Vietnam, et le benjoin de Sumatra, récolté en Indonésie. Les arbres sont incisés après plusieurs années de croissance afin de faire exsuder la résine, qui durcit ensuite avant d'être collectée. Les conditions de terroir de ces zones forestières et montagneuses influencent fortement la qualité et la richesse aromatique du produit final. Le benjoin possède un profil chaud, doux et balsamique, très marqué par une impression vanillée. Il peut évoquer le caramel, l'amande, parfois une nuance épicée proche de la cannelle. Le benjoin de Siam est généralement considéré comme le plus suave et le plus raffiné, avec une vanille ample et onctueuse, tandis que celui de Sumatra est plus sombre, plus résineux et légèrement fumé. En parfumerie, cette matière est précieuse comme note de fond et comme fixateur, car elle apporte à la fois chaleur, profondeur et moelleux poudré. Son histoire est très ancienne. Les Égyptiens l'utilisaient déjà dans l'embaumement et les rituels, tandis que les textes médicinaux chinois mentionnent son commerce dès le VIIe siècle avant notre ère. Introduit en Europe par les marchands arabes, il devient au Moyen Âge un ingrédient recherché en parfumerie, dans les pomanders et dans l'encens. On le retrouve ensuite dans des usages religieux variés, de l'encens orthodoxe au bakhoor, et jusque dans des produits populaires comme le Papier d'Arménie, développé en France à la fin du XIXe siècle. Cette continuité explique la place durable du benjoin dans les accords ambrés, baumés et réconfortants.
Parfums
Voir cette senteur dans les compositions
574 parfums mettent le benjoin en scène.
Affinités
Senteurs fréquemment associées
Ces matières apparaissent souvent en association avec le benjoin dans les compositions.
Utilisation
Utilisation en parfumerie au fil des années
% de parfums contenant cette senteur
Savoir-faire
Extraction par solvant
En parfumerie, le benjoin est d'abord récolté comme une résine balsamique issue d'incisions pratiquées dans l'écorce des Styrax. La sève épaissie s'écoule, durcit à l'air puis est collectée sous forme de larmes ou de masses plus irrégulières après plusieurs semaines ou plusieurs mois. Pour l'usage parfum, on travaille ensuite souvent cette matière par extraction au solvant afin d'obtenir un résinoïde ou une absolue plus facile à doser qu'une résine brute. Selon le type de benjoin, la matière finale peut être ensuite diluée ou fluidifiée pour mieux s'incorporer dans les concentrés. La qualité dépend du tri de la résine, de sa propreté, de son origine botanique et des conditions de collecte. Les enjeux majeurs ne sont pas seulement techniques: ils concernent aussi la pérennité des peuplements, la pression sur les arbres et la rémunération des récoltants, car la gemme reste une matière très liée au travail manuel.
Repères
Dates clés
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Utilisation dans l'embaumement et les rituels
Les anciens Égyptiens prisaient le benjoin pour ses propriétés aromatiques et désinfectantes, l'utilisant en fumigation pour les rituels religieux et dans le processus d'embaumement.
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Première utilisation documentée en Chine
Des archives historiques indiquent que le benjoin, connu sous le nom d'An-si-xiang, était utilisé en Chine dès le VIIe siècle avant notre ère pour son parfum et ses propriétés thérapeutiques.
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Introduction en Occident
Le benjoin a commencé à être commercialisé et échangé à travers le Moyen-Orient puis en Occident à partir du VIIIe siècle, principalement par des marchands arabes.
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Classification thérapeutique par Nostradamus
L'astrologue et médecin français Nostradamus a classé le benjoin comme un tonique pour les infections cutanées, documentant son usage thérapeutique en Europe.
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Création du Papier d'Arménie
Inspiré par la tradition arménienne de brûler du benjoin pour désinfecter les maisons, Auguste Ponsot et le pharmacien Henri Rivier ont développé le Papier d'Arménie en France, un produit qui reste populaire aujourd'hui.
Origines
Origine géographique
Curiosités
Le saviez-vous ?
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Le benjoin est un ingrédient clé du Baume du Commandeur, une teinture traditionnelle utilisée pour les affections respiratoires et cutanées depuis le Moyen Âge.
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Dans l'Antiquité, on croyait que brûler du benjoin pouvait purifier les espaces et éloigner les énergies négatives ou les mauvais esprits.
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Le nom « benjoin » serait une déformation de « luban jawi », qui signifie en arabe « encens de Java ».
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En Malaisie, le benjoin est utilisé dans les cérémonies pour éloigner les mauvais esprits pendant la récolte du riz.
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Bien qu'on l'appelle « gomme de benjoin », il s'agit techniquement d'une résine balsamique et non d'une gomme, car elle n'est pas soluble dans l'eau.