Parmi les notes principales
- floral
- vert
- poudré
Notes signatures d’Anaïs Anaïs : chèvrefeuille, jasmin, mousse de chêne, jacinthe, lys
En bref
Le chèvrefeuille, du genre Lonicera, fait partie des grandes fleurs grimpantes de l'imaginaire tempéré, avec son parfum du soir, ses lianes entremêlées et son aura très romantique.
Accords
Les barres indiquent le poids relatif de chaque accord, rapporté au plus présent.
Parfums
101 parfums mettent le chèvrefeuille en scène.
Profil
Le chèvrefeuille, du genre Lonicera, fait partie des grandes fleurs grimpantes de l'imaginaire tempéré, avec son parfum du soir, ses lianes entremêlées et son aura très romantique. Il appartient à cette famille de fleurs blanches ou pâles qui ne sont ni totalement innocentes ni franchement lourdes, mais occupent un entre-deux très séduisant. En parfumerie, sa difficulté d'extraction a renforcé l'importance de sa reconstitution. Son odeur est florale, miellée, douce, légèrement fruitée, avec des parentés avec le jasmin, la fleur d'oranger ou certains nectars. Le chèvrefeuille apporte une sensualité lumineuse, plus tendre que la tubéreuse, moins directe que le jasmin sambac. En composition, il sert à donner un halo floral ample, souple et affectif, souvent dans des bouquets de printemps ou des accords floraux blancs plus accessibles. Son ancrage en phytothérapie, dans le folklore et dans le langage des fleurs, a renforcé son image de fidélité, de dévotion et de douceur enveloppante. Cela se ressent encore dans sa présence parfumée. Bien travaillé, le chèvrefeuille donne au parfum une chaleur florale tendre, très narrative et immédiatement attachante.
Affinités
Ces matières apparaissent souvent en association avec le chèvrefeuille dans les compositions.
Utilisation
Savoir-faire
Le chèvrefeuille est généralement évoqué par un accord floral, vert et miellé, dont le profil varie selon l'espèce prise comme référence et l'intention du parfumeur. Une analyse headspace peut renseigner sur les composés émis par les fleurs, puis guider la reconstitution. Elle ne fournit pas directement une essence naturelle et n'est pas une étape nécessaire à tous les accords de chèvrefeuille. La mention de la note ne suffit pas à confirmer un extrait ni une technique de production.
Repères
Le Tang Ben Cao, une materia medica chinoise, documente la première utilisation enregistrée du chèvrefeuille (Jin Yin Hua) pour ses propriétés rafraîchissantes et détoxifiantes.
L'herboriste anglais Nicholas Culpeper recommande des préparations à base de chèvrefeuille pour des affections telles que l'asthme et la toux, soulignant sa place dans la médecine traditionnelle européenne.
Le chèvrefeuille du Japon ( Lonicera japonica ) est introduit aux États-Unis, initialement comme plante ornementale pour ses fleurs parfumées et sa croissance vigoureuse.
À l'époque victorienne, le chèvrefeuille devient un symbole populaire dans le « langage des fleurs », représentant la dévotion, la fidélité et les liens de l'amour.
L'extraction naturelle s'avérant commercialement irréalisable, les parfumeurs commencent à dépendre entièrement des reconstructions synthétiques pour capturer le parfum du chèvrefeuille, marquant un tournant dans son utilisation en parfumerie.
Cacharel lance Anaïs Anaïs, un parfum floral emblématique qui met en vedette une note de chèvrefeuille proéminente et magnifiquement reconstituée, consolidant sa place dans la palette du parfumeur moderne.
Le perfectionnement de la technologie du headspace permet une analyse et une recréation plus précises du parfum du chèvrefeuille vivant, conduisant à des accords floraux plus réalistes et nuancés en parfumerie.
Origines
Curiosités
Dans le langage des fleurs victorien, le chèvrefeuille symbolisait les liens de l'amour et de l'affection.
Son parfum est plus intense la nuit pour attirer les papillons de nuit pour la pollinisation.
Dans la culture chinoise, les fleurs de chèvrefeuille sont associées à la chance et à la prospérité.
Malgré son doux parfum, les baies de la plupart des espèces de chèvrefeuille sont toxiques.