À propos des pages senteur
Les pages senteur d’Affinez présentent une note olfactive précise, décrivent son profil, montrent les accords avec lesquels elle est souvent associée, et listent une sélection de parfums qui l’utilisent.
Cette page présente l'acore odorant en parfumerie, son profil olfactif, les accords qui lui sont fréquemment associés et des exemples de parfums qui utilisent l'acore odorant.
En bref
Découvrir l'acore odorant
L'acore odorant, ou calamus, est une plante des zones humides dont le rhizome aromatique a longtemps été utilisé dans les traditions médicinales et parfumées d'Asie et d'Europe.
Accords
Accords associés à l'acore odorant
Profil
Odeur et profil olfactif de l'acore odorant
L'acore odorant, ou calamus, est une plante des zones humides dont le rhizome aromatique a longtemps été utilisé dans les traditions médicinales et parfumées d'Asie et d'Europe. En parfumerie, il s'agit d'une matière très particulière, à la fois végétale, épicée et racinaire, qui ne ressemble ni à une herbe fraîche ni à un bois classique. Sa singularité tient justement à ce mélange difficile à classer. Son profil olfactif est chaud, terreux, légèrement cuiré, avec des facettes épicées qui peuvent rappeler la cannelle, la muscade ou certains roseaux séchés. Le calamus apporte de la profondeur et une texture presque ancienne aux compositions. Il peut servir à relier des notes boisées, épicées ou orientales, en donnant au parfum un grain plus sombre et plus mystérieux. Présent dans des encens anciens et dans plusieurs pharmacopées traditionnelles, l'acore odorant possède une longue histoire, mais son usage moderne est plus encadré selon les variétés botaniques employées. En parfum, il reste une note de caractère, rare et exigeante, utile lorsque l'on cherche un végétal racinaire avec une vraie force de fond.
Parfums
Voir cette senteur dans les compositions
8 parfums mettent l'acore odorant en scène.
Affinités
Senteurs fréquemment associées
Ces matières apparaissent souvent en association avec l'acore odorant dans les compositions.
Utilisation
Utilisation en parfumerie au fil des années
% de parfums contenant cette senteur
Savoir-faire
Distillation à la vapeur d'eau
L'huile essentielle de calamus est principalement obtenue par distillation à la vapeur d'eau (ou hydrodistillation) des rhizomes séchés de la plante. Les rhizomes sont récoltés, soigneusement nettoyés, hachés, puis séchés à l'ombre pour concentrer leurs composés aromatiques. Le matériau séché est ensuite réduit en poudre et placé dans un alambic où de la vapeur d'eau le traverse. La vapeur rompt les cellules contenant l'huile de la plante, libérant les molécules aromatiques volatiles qui sont ensuite entraînées avec la vapeur. Ce mélange gazeux est refroidi dans un condenseur, le retransformant en liquide. L'huile essentielle n'étant pas soluble dans l'eau, elle se sépare naturellement et peut être facilement recueillie. La période de récolte des rhizomes se situe généralement en automne. Le rendement en huile essentielle peut varier considérablement en fonction de l'origine de la plante, de sa variété et du fait que les rhizomes soient frais ou séchés, allant d'environ 0,8 % pour les racines séchées à jusqu'à 4,8 % dans certaines études. Un problème écologique et de sécurité majeur est la présence de bêta-asarone dans certaines variétés de calamus, en particulier celles d'Inde et d'Asie. Ce composé est un cancérigène connu et est neurotoxique, ce qui a conduit à des réglementations strictes de l'IFRA qui limitent sévèrement l'utilisation de l'huile de calamus riche en asarone en parfumerie. Par conséquent, les producteurs s'efforcent de s'approvisionner en variétés sans asarone (comme Acorus americanus) ou emploient des techniques de distillation spécifiques pour réduire sa concentration.
Repères
Dates clés
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Première utilisation documentée
L'utilisation du calamus est documentée en Chine, au Japon et en Inde à des fins médicinales et aromatiques.
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Utilisation en Égypte ancienne
On pense que le calamus était un ingrédient du parfum et de l'encens sacrés égyptiens, le Kyphi, et il est représenté dans des inscriptions funéraires comme un bien importé de valeur.
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Mention dans le Shennong Ben Cao Jing
Le calamus, sous le nom de 'changpu', est cité dans la première pharmacopée chinoise pour traiter la toux et améliorer la mémoire et la clarté d'esprit.
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Introduction en Europe de l'Est
Les Tatars sont crédités de l'introduction du calamus en Europe de l'Est, où il gagne le nom d'herbe des Tatars' en raison de son utilisation pour purifier l'eau.
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Arrivée en Grande-Bretagne
La plante est introduite et cultivée en Grande-Bretagne, répertoriée par le botaniste John Gerard dans le catalogue de son jardin en 1596.
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Interdiction par la FDA
La Food and Drug Administration (FDA) américaine interdit l'utilisation du calamus comme additif alimentaire en raison des propriétés cancérigènes du bêta-asarone présent dans certaines variétés.
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Réglementation de l'IFRA
L'Association internationale de la parfumerie (IFRA) restreint fortement l'utilisation de l'huile de calamus dans les parfums, en fixant des limites maximales très basses pour la teneur en asarone dans les produits finis.
Origines
Origine géographique
Curiosités
Le saviez-vous ?
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En Europe médiévale, les feuilles de calamus étaient utilisées comme 'herbes de jonchée', dispersées sur le sol des églises et des maisons pour libérer un parfum agréable lorsqu'on marchait dessus et pour éloigner les insectes.
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On croyait que les Tatars utilisaient les rhizomes de calamus pour purifier l'eau potable durant leurs campagnes.
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En Ayurveda, le calamus est connu sous le nom de 'Vacha', ce qui se traduit par 'parole', car on pensait qu'il clarifiait la voix et stimulait l'expression de soi.
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Certaines tribus amérindiennes mâchaient la racine de calamus pour ses effets stimulants afin d'améliorer l'endurance lors de longs voyages.
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Le nom de la plante, Acorus, dérive du grec 'akoron', qui vient lui-même de 'koreon' (pupille), car elle était autrefois utilisée pour traiter les maladies oculaires.